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Déc 17

Projet 2024 : la classe 201 du Lycée Paul Sabatier a reçu la visite Cyril Torres

Ce Jeudi 6 Décembre 2018, la classe 201 du Lycée Paul Sabatier a reçu la visite d’un ancien élève qui a fait part de son parcours, de son expérience et échangé avec les élèves.

Il s’agit de Cyril Torres, âgé de 38 ans passé par le Lycée Paul Sabatier qui a suivi une scolarité en corrélation avec la formation sportive du Pôle France de Rugby à XIII.

Source : https://www.lindependant.fr/2017/07/28/cyril-torres-equipe-de-france-d-handi-rugby-a-xiii-repousser-mes-limites,3037774.php

Cyril Torres est un joueur de rugby à XIII, sport qu’il pratique depuis l’âge de six ans. A vingt ans, il est victime d’un accident de la route qui le rend paraplégique (paralysie des membres inférieurs qui est due à la compression ou à une lésion de la moelle épinière).

Dans un premier temps, il se tourne vers le basket-fauteuil pour se « reconstruire » avant de se tourner vers son sport le rugby-fauteuil qui se joue sur un terrain de handball à 5 contre 5 avec deux mi-temps de 40 minutes. Il va jouer dans quelques clubs (Canterbury Bulldogs, Toulouse Olympique, Dragons Catalans, etc…) qui vont lui procurer un beau palmarès (2 fois champion du monde, 10 fois champion de France et 9 fois vainqueur de la coupe de France).

« Au rugby à fauteuil, j’ai retrouvé les valeurs de partage, d’entraide, de camaraderie que j’avais connues au rugby du temps où j’étais valide. »

En parallèle, Cyril suit une formation UFR STAPS (Unité de Formation et de Recherche en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) de Montpellier (de 2015 à 2017) afin d’obtenir un diplôme universitaire (DU) d’analyste vidéo, administration / gestion du sport et conditionnement physique.

1Aujourd’hui, Cyril Torres occupe le poste d’analyste vidéo au sein de la prestigieuse équipe des Dragons Catalans, mais il est aussi l’entraîneur de l’équipe féminine de Saint-Estève 13 Catalan.

Cette rencontre avec Cyril Torres m’a fait prendre conscience de sa force de caractère à la suite de son accident, même s’il est passé par des moments difficiles, il n’a rien lâché pour s’épanouir et atteindre un très beau palmarès malgré son handicap. De plus, il a su orienter sa carrière professionnelle pour occuper un poste d’analyste vidéo au sein de son club de cœur, où il mêle aujourd’hui sa passion sportive et sa carrière professionnelle.

Il m’a permis de me renforcer dans l’idée d’évoluer dans le monde professionnel du sport, de faire preuve de courage et surtout de vouloir atteindre mes objectifs.

 

Enzo VENTRESQUE

(Professeur de Français : Mme Mourgues)

Le pole de Carcassonne reçoit les sportifs adaptés

Sous un soleil magnifique,pas moins de soixante jeunes se sont retrouvés sous la responsabilité des sportives et sportifs du pole carcassonnais. Ces derniers ont mis à l’œuvre leurs compétences pour permettre aux jeunes handicapés de s’initier au rugby à XIII, le mercredi 5 décembre au stade de Grazailles.

Désinhiber les uns, gérer les émotions des autres, contenir quelques énergies, les jeunes athlètes sont confrontés à tout ce genre de situation.

Au programme de la journée, quatre ateliers étaient prévus pour la matinée. Aplatir un ballon au sol, découvrir comment se passer le ballon, s’initier au tir au but et une séance de placages avec les boudins ont été les quatre ateliers. Puis, l’après-midi, des matchs ont été réalisés. Match à plaquer pour les uns, jeu au flag pour les autres.

La journée ne pouvait se conclure sans un goûter et une remise de médailles qui participera dans les jours à venir à entretenir les souvenirs d’un moment constructif et joyeux.

À ce jour la différence n’a pas fait obstacle, elle a même laissé entendre de ne pas faire du vivre ensemble un rêve inaccessible.

RODRIGUEZ

Lucas

 

Jeudi 6 décembre 2018, dans le cadre de la poursuite du projet Paris 2024, Cyril Torrez, ancien élève du Lycée Paul Sabatier de la section sport étude du rugby a XIII, est venu faire une intervention dans la classe des 201 en salle de théâtre pour nous présenter son parcours sportif étant devenu paraplégique des membres inférieurs à la suite d’un accident de voiture. Il est 9 fois champion de France, 10 fois champion de la coupe de France, 2 fois champion d’Europe avec l’équipe des Dragons Catalans ou bien Toulouse Olympique.

De nombreuses question ont été posées :

« Pour commencer qu’est ce que la paraplégie ? »

– «  La paraplégie c’est la paralysie des membres, et particulièrement des membres inférieurs . »

« Après votre accident comment vous êtes vous inscrits au rugby à XIII fauteuil ? »

«-Après mon accident je me suis présenté à la FFH qui est une association, fédération pour pratiquer des activités sportives pour personnes à mobilité réduite ou autre. Je me suis donc inscrit au rugby à XIII fauteuil. »

« Qu’est ce que le rugby à XIII fauteuil ? »

« – C’est un sport collectif mixte d’opposition, il se pratique avec un fauteuil spécifique pour aller plus vite, pour permettre d’avoir une meilleure rotation et une emprise sur le sol plus grande, ce n’est pas le même fauteuil qu’on utilise pour la vie quotidienne. On peut le pratiquer à tout âge de 11 à 77 ans. Ce sport est né en France dans le cadre d’un téléthon en 1995. »

«  Y-a-t-il des différences entre le rugby à XIII fauteuil et le rugby valide ? »

« – Oui le rugby fauteuil se pratique sur un terrain de handball, on joue à 5 contre 5 et les cages sont remplacés par des poteaux. La transformation se fait au coup de poing, le pilot où l’on pose le ballon se trouve plus en hauteur. On possède des flagues sur les épaules, et deux sur les genoyux pour permettre de recharger. Généralement, on se relève seul du fauteuil lorsque le fauteuil se renverse mais il existe un releveur en cas de forte détresse. Le match dure 2×40 minutes comme un match de valide. Les règles des jeux au pied ont été enlevées. Moi j’étais meneur mais je ne joue plus depuis un an. »

« Est ce que l’adaptation à été longue entre le rugby valide et le rugby fauteuil ? »

« – Non certe ce n’est pas le même type de jeu mais on s’y habitue vite, avant quand j’étais valide je jouais à l’arrière et j’étais meneur au rugby fauteuil se n’est pas la même place dans le jeu. »

« Y-a-t-il un risque d’aggravation du handicap dû au choc ? »

« – Il n’y a pas forcément plus de risque que le rugby valide, ce qui est impressionnant la première fois c’est le choc des fauteuils. »

«  Y-a-t-il un règlement adapté suivant le handicap ? »

« – Non c’est un réel problème, nous demandons plus de protection car par exemple ceux qui ont moins d’abdos n’ont pas la même capacité à contorsionner leur corps pour attraper la balle ou faire la passe en arrière. Cela crée beaucoup de polémiques. »

«  Comment est-on reconnu handicapé ? »

« – Il faut un seuil d’handicap minimum et passer de nombreux examens médicaux et être à la fin certifié comme avec un diplôme. »

« Y-a-t-il des clubs professionnels en France ? Peut-on être recruté ? »

« – Non il n’y a pas de clubs professionnels en France par contre il y a une association

«  Tous exaequo » à Carcassonne, pour pratiquer en loisir le rugby à XIII fauteuil. Bien sûr que l’on peut être recruté, moi-même je l’ai été. »

« Quel est votre métier à présent ? »

« – Je suis analyste vidéo pour les dragons catalans, c’est un élément important pour l’entraîneur, on étudie l’adversaire ou sa propre équipe, ce métier est complètement intégré à la préparation tactique et technique d’un match. L’analyse vidéo correspond à 50 % de réussite. C’est un travail long qui demande du temps. J’entraîne aussi une équipe féminine de rugby à XIII valide, j’ai donc passé 7 ou 8 ans de diplôme différent pour arriver à ce stade d’entraîneur. Pour entraîner les filles c’est difficile car je ne peux pas faire de démonstration du coup j’utilise l’analyse en vidéo ce qui me permet de faire beaucoup plus de choses. »

« Ce n’est pas lassant de regarder des vidéos à longueur de journée, et quelles sont les qualités requises pour pouvoir faire ce métier ? »

« – Les filles que j’entraîne sont ma porte de sortie. Pour moi, les qualités seraient la patience et bien sûr savoir parfaitement utiliser les logiciels de découpage . »

« Avez-vous déjà eu un idole ? »

« – Non, je n’ai jamais voulu ressembler à personne. Je suis beaucoup centré sur moi-même. »

« Votre handicap vous a-t-il fait comprendre que la vie ne serait plus comme avant et que vous ne jouerai plus au rugby de la même manière ? »

« – C’est la continuité de la vie, de ma pratique, grâce à ce handicap j’ai appris beaucoup des autres, je n’aurai pas eu la même personnalité, ni la même vision des choses si j’étais valide. »

« Auriez-vous des conseils à donner à la classe de 201 aujourd’hui ? »

« – Oui il faut éviter de faire des différences, il ne faut pas de statue social et le plus important se donner la force de réussir! »

Elena CHARLES, élève de la classe de 201