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Fév 04

Projet « Regards croisés sur l’Hominisation »

Le lycée Paul Sabatier de Carcassonne organisait le lundi 21 janvier 2019 une rencontre entre trois chercheurs : Tony CHEVALIER, Vincenzo CELIBERTI et Anne-Sophie LARTIGOT-CAMPIN et les élèves de terminales, dans le cadre du projet « Regards croisée sur l’Hominisation ». Leurs interventions ont permis d’apporter des informations supplémentaires en lien avec le cours étudié en SVT.

Nous avons donc rencontré Tony CHEVALIER, chercheur à l’université de Perpignan. Il étudie l’évolution des homininés grâce à l’étude des fossiles. Son travail consiste à déterminer l’âge des os et surtout l’âge auquel l’individu est mort. Cela permet ensuite une identification de l’espèce, ainsi qu’un apport d’informations sur les conditions de vie des Néandertaliens. Tout cela en classant les os dans plusieurs catégories. Pour cela on étudie des régions précises de l’os, par exemple l’humérus. Lors de son intervention il a présenté aux élèves de terminales notamment des scanners très précis permettant une reconstruction de différentes sections d’un os virtuellement, pour étudier leur développement.

Vincenzo CELIBERTI travaille au Musée de Tautavel, il est salarié et chercheur à l’UPVD de Perpignan. Il est lui spécialisé sur la culture, les outils et la culture des hommes préhistoriques. Son travail consiste à comprendre comment les hommes de Neandertal pouvaient utiliser des objets de leurs environnements comme des outils nécessaires pour leur survie. L’objectif de Vincenzo CELIBERTI est de savoir d’où proviennent ces objets pour étudier leur utilisation et en même temps le déplacement des néandertaliens. On se retrouve donc avec plusieurs méthodes et techniques pour améliorer des objets tels qu’un caillou. Il existe plusieurs méthodes d’étude pour tailler la pierre tel que la typologie. Sa présentation a permis d’apprendre aux élèves plusieurs méthodes et techniques pour améliorer des objets telle qu’une roche, ainsi que des techniques de micro burin et de lame par pression, mais aussi les méthodes Levallois et Kombewa. Mais l’homme n’est pas le seul à utiliser des outils, on apprend qu’une cinquantaine d’espèces en sont aussi capables.

Anne-Sophie LARTIGOT-CAMPIN est ingénieur d’étude à l’université de Perpignan. Elle étudie l’environnement et le climat, son principal domaine est la palynologie, c’est à dire l’étude des pollens. L’étude des pollens est intéressante avec la découverte de pollens fossilisé sur les sites archéologiques. Cela permet d’en savoir davantage sur l’environnement, les déplacements, les lieux de vie ainsi que l’alimentation des néandertaliens. Elle s’intéresse aussi à la paléopalynologie, c’est à dire l’étude du climat et de la végétation initiale, il y a des millions d’années. Cela permet selon la période où l’on se trouve (dans une glaciation par exemple), d’étudier les plantes fossilisées pour savoir dans quel environnement a vécu l’homme et étudier son comportement. Notamment, madame LARTIGOT-CAMPIN, a montré une sépulture avec la présence de nombreux pollen, signe d’un possible rite cultuel. Le pollen est aussi intéressant du fait de sa variété selon les saisons, les paysages… C’est aussi grâce aux excréments qu’on peut étudier le comportement, l’alimentation et l’environnement 24H à 36H plus tard grâce au pollen.

Les bactéries peuvent elles aussi servir à déterminer l’âge d’un homme préhistorique. Le pollen est également intéressant du fait qu’il est différent selon les saisons, les paysages…

A la fin de cette interventions les intervenants ont évoqué un futur projet, L’ARN SCHOPPER qui est un système rassemblant toutes les données pour les compiler. A l’aide d’une intelligence artificielle et d’une machine on peut rentrer les différents types de pollens connus ou d’autres informations, pour faire une analyse multi-variée.

Cette méthode pourrait prédire certaines maladies selon le site de vie et l’environnement. Mais nous manquons d’informations sur les os. Il arrive que parfois les données ne soient pas correctes. Il est aussi difficile de comprendre comment prévoir une future et probable pathologie.

On pourrait également à l’aide de ce système reconstruire le comportement de l’homme, ce qui serait une grande avancée scientifique.

Affiche regards croisés 

 

Remerciements aux intervenants qui nous ont accordés de leur temps mais aussi aux professeurs encadrants et à la participation des élèves et leurs intentions.

ALCOUFFE PAULINE

COLL DAMIEN

DEMARET CHLOÉ

HOUSSIN ZOÉ

PITIÉ THIBAUT

VIALA MATHILDE