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Mai 22

SECTION EURO ESPAGNOL : TROIS JOURS POUR RETROUVER LES « CHEMINS DE L’EXIL ».

groupe_17Du 19 au 21 avril dernier, dans la cadre de la section européenne Espagnol du lycée Paul SABATIER, 37 élèves de première et de terminale et leurs trois accompagnateurs, Mmes BATE et SOUNIÉ (professeurs d’Espagnol) et M. FASSINA (professeur d’Histoire-Géographie) ont suivi les sentiers et visité les lieux emblématiques de l’exil des républicains espagnol de 1939 . Un voyage entre histoire et mémoire.

 

 

 

 

Trois jours trois étapes.

C’est d’abord par une journée entière au Mémorial du camp de Rivesaltes que les lycéens ont débuté leur périple. Grâce à l’accueil dynamique et aux activités justes proposées par Elodie MONTES, les élèves ont pu prendre la mesure de l’ampleur de cet exil, des conditions déplorables de l’accueil des Espagnols et des rouages administratifs d’un camp qui a traversé les époques et a été un lieu d’internement pour les réfugiés Espagnols, puis les Juifs et les Tziganes ou encore les Harkis à la fin de la guerre d’Algérie.

camp_rivesaltes

Une manière très concrète de prendre conscience de l’universalité et de l’intemporalité du thème de l’exil et de la question on ne peu plus d’actualité des réfugiés.

 

 

Trésor de la République et sentiers de l’exil.

Un fois la frontière franchie, la deuxième journée a permis de retrouver concrètement la trace de ce demi-million de réfugiés, civils et militaires, hommes, femmes enfants, vieillards ou blessés qui a fuit l’Espagne en toute hâte après la chute de Barcelone entre la fin de janvier et le début de février 1939. Sous la conduite de Pau, guide mis à disposition par le MUME (Musée de l’Exil qui n’a ouvert qu’en 2007 …) les lycéens ont mis leurs pas dans ceux des réfugiés de 1939 dont les derniers dirigeants du gouvernement légal de la Seconde République Espagnole Manuel AZAÑA et Juan NEGRÍN (respectivement président de la république et 1er ministre) depuis le village de La Vajol jusqu’au col de Lli pour enfin atteindre le premier village Français des Ilhes. L’occasion également d’admirer le monument à l’exil ou encore de découvrir la surprenante histoire et de pénétrer dans Mina Canta qui a abrité une partie du « trésor de la république » constitué de l’or de la Banque d’Espagne mais surtout d’œuvres d’art retirées des principaux musées espagnols.

Des camps du littoral à la maternité d’Elne : rencontre avec Carlos GUERRA.

 

plage_argelesC’est par la plage d’Argelès où près de 100 000 réfugiés avaient été « parqués » puis par la maternité d’Elne que s’est achevé ce court séjour. Pendant la seconde guerre mondiale grâce à l’audace et au courage d’une infirmière Suisse, Elizabeth Eidenbenz, près de 600 enfants ont pu naître et survivre à l’extérieur des camps, dans ce « havre de paix ».

Et c’est en quittant la maternité que les lycéens ont fortuitement rencontré Carlos GUERRA, né là 77 ans plus tôt : un moment d’intense émotion pour tous les participants au voyage.

maternité_elne carlos_guerra

 

 

 

 A noter l’attitude et l’état d’esprit remarquable des élèves qui a été souligné par tous les intervenants durant ces trois jours.

P.FASSINA, professeur d’histoire géographie et chargé de la section euro espagnol au lycée