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Juin 17

Un chef papou en visite au lycée P.Sabatier

« Les hommes sont les frères des arbres. Si les arbres disparaissent, les hommes vont disparaître. »

Ainsi s’est exprimé Mundeya Kepanga devant un parterre d’élèves mardi 16 avril dernier dans l’amphithéâtre du lycée. Témoigner, alerter, prévenir de la disparition de sa forêt, c’est la tâche que s’est fixée Mundeya Kepanga.

Déjà, à l’occasion de la COP 21 en décembre 2015, ce chef de la tribu des Hulu (Papouasie Nouvelle-Guinée) a pu témoigner de la disparition des grands arbres sur son île. En effet, si nous ne prenons pas soin des grands arbres qui composent la forêt primaire de Papouasie- Nouvelle Guinée, c’est un pan de la biodiversité qui disparaîtra. Cette forêt constitue un immense réservoir de biodiversité, un des derniers sanctuaires naturels de l’humanité qui contient plus de 20000 espèces de plantes.

Aujourd’hui, cette forêt est menacée de disparition, livrée aux appétits des entreprises exportatrices de bois exotiques.

C’est ce qu’ont pu découvrir les élèves dans le film « frères des arbres » réalisé par Marc Dozier, lui aussi présent ce matin là.

Durant 2h, le chef papou a répondu aux multiples questions des élèves.

Lorsque l’un d’entre eux lui a demandé « que peut-on faire pour limiter le réchauffement climatique ? » Il dit simplement « c’est vous les blancs qui avez inventé les avions, les ordinateurs, les téléphones portables, c’est donc vous qui détenez la solution. Moi je sais juste qu’il faut protéger la forêt et la planète »

Merci à Mundeya Kepanga d’avoir permis aux élèves des cinq classes présentes dans l’amphithéâtre du lycée ce matin là, de prendre conscience du rôle qu’ils ont dans la préservation de la planète. Il les a remerciés d’être attentifs et sensibles aux questions environnementales, il a également souligné l’engagement visible des élèves de l’établissement et s’est montré ravi de savoir que sa visite au lycée constituait le premier temps marquant de la semaine consacrée au développement durable, appelée « Semaine propre ».

Il a enfin conclue sa conférence par ces mots : « Il ne tient qu’à nous pour qu’à la fin du monde il ne reste pas que le silence et la nuit ».